Est-ce que marcher aggrave l’arthrose du genou ?

Pour comprendre l’impact de la marche, il faut d’abord s’intéresser à l’anatomie du genou. L’arthrose fémoro-patellaire, par exemple, touche le cartilage situé entre la rotule et le fémur. Ce cartilage agit comme un véritable amortisseur, répartissant la pression sur les surfaces articulaires lors de nos mouvements.À l’âge adulte, le cartilage n’est pas ou très peu vascularisé, ce qui signifie qu’il ne reçoit pas de nutriments par la circulation sanguine classique. Il se nourrit presque exclusivement grâce au liquide synovial (ou synovie). Ce liquide lubrifie l’articulation et nourrit le cartilage, mais il n’est activé que par le mouvement. Sans activité, le liquide synovial ne circule pas correctement. On peut comparer cela à l’huile d’un moteur de voiture : si le véhicule reste immobile, les pièces ne sont pas lubrifiées. Ce n’est donc pas la marche qui abîme le genou, mais plutôt l’inactivité prolongée, les efforts mal dosés ou les blessures mal soignées.Quand la marche doit-elle être adaptée ?

Bien que la marche soit généralement bénéfique, il existe des situations spécifiques où elle doit être modulée ou temporairement évitée :

L’arthrose très avancée : Si le cartilage est complètement usé et que les os sont directement en contact, la marche peut provoquer une inflammation sévère et des gonflements. C’est souvent le cas des personnes en attente d’une prothèse de genou. Dans ce contexte, marcher sans protection n’est pas recommandé.

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